Si vos clients sont au Canada, prenez le .ca. Si une vraie part d'entre eux est aux États-Unis, prenez le .com et enregistrez le .ca en plus. Les deux vont fonctionner, et le choix compte moins que deux choses que les gens sautent : lequel est l'adresse principale, et quel nom figure au registre.
Voici comment décider, et ce que chaque extension fait réellement.
Quelle est la différence entre .ca et .com ?
Le .ca, c'est le code de pays du Canada. Il est géré par l'ACEI, l'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (CIRA en anglais), et il vient avec une condition : le titulaire doit satisfaire aux exigences de présence canadienne de l'ACEI. Un citoyen canadien ou un résident permanent est admissible, une entreprise canadienne aussi, et une société étrangère qui détient une marque de commerce enregistrée au Canada peut enregistrer le nom correspondant. Une personne dans un autre pays sans aucun lien avec le Canada ne peut pas en enregistrer un à son nom.
Le .com est générique. N'importe qui, n'importe où, peut enregistrer n'importe quel .com libre. Il ne dit rien sur l'emplacement d'une entreprise ni sur sa clientèle.
C'est toute la différence technique. Le reste, c'est ce que ces deux faits veulent dire pour un client et pour Google.
Est-ce qu'un .ca aide à sortir dans Google au Canada ?
Ça aide, et ce n'est pas ce qui décide.
La documentation de Google sur la gestion des sites multirégionaux dit que les domaines de code de pays comme le .ca envoient un signal fort aux utilisateurs et aux moteurs de recherche que le site est explicitement destiné à un pays donné. Un .ca dit à Google que vous êtes canadien sans aucun travail supplémentaire.
La même page dit qu'un domaine générique comme le .com peut aussi cibler un pays, avec d'autres signaux. La liste qu'elle donne : les annotations hreflang, l'emplacement de votre serveur, et les adresses et numéros de téléphone locaux sur les pages, l'usage de la langue et de la devise locales, les liens provenant d'autres sites locaux, ou les signaux de votre fiche d'établissement.
Relisez cette liste, parce que c'est elle qui compte. Un plombier de Toronto sur un .com, avec une adresse torontoise sur chaque page, des prix en dollars, une fiche Google Business Profile à cette adresse et des liens de fournisseurs et d'associations du coin, est clairement canadien aux yeux de Google. Un .ca avec une page d'accueil générique, sans adresse, sans ville nommée nulle part et sans fiche d'établissement ne l'est pas. L'extension donne un coup de pouce. Le contenu fait le travail, et la façon de bâtir ce contenu pour une ville est expliquée dans comment sortir dans la recherche locale en Ontario.
Donc un .ca est un bon choix par défaut pour une entreprise canadienne. Ce n'est pas un remède pour un site qui ne dit jamais où il se trouve.
Est-ce qu'un .ca aide avec les clients ?
Oui, de façon plus discrète que pour la recherche.
Un visiteur d'Ottawa qui arrive sur un .ca sait avant de lire un mot que les prix sont probablement en dollars canadiens, que la livraison est probablement au pays, et que l'entreprise est probablement ici. Sur un .com, il doit vérifier. Pour une boutique, cette vérification est la première chose qu'il cherche en défilant, et si la devise n'est pas indiquée sur la page, certains partent voir ailleurs. C'est un problème de page plus qu'un problème de domaine, et c'est pourquoi faut-il afficher vos prix sur votre site a une réponse claire pour les boutiques.
Pour une entreprise de services qui ne travaille qu'en Ontario, un .ca enlève un petit doute. Pour une boutique qui expédie de l'autre côté de la frontière, un .com en enlève un autre : l'acheteur américain ne se demande pas si vous le servez.
Et si vous vendez aussi aux États-Unis ?
Alors le .com est votre adresse principale, et vous enregistrez le .ca en plus pour le rediriger vers le .com.
La raison, c'est la même consigne de Google à l'envers. Un .ca est un signal fort que le site est destiné au Canada. Si le tiers de vos commandes vient du Michigan et de l'Ohio, vous ne voulez pas que le domaine dise à Google que le site n'est pas pour eux. Un .com avec une adresse canadienne et des prix en dollars canadiens reste canadien pour les Canadiens, et il ne repousse pas les acheteurs américains.
Le .ca s'enregistre quand même, pour la même raison que vous ne laisseriez pas votre nom d'entreprise sans enregistrement : pour que personne d'autre ne le ramasse.
Devriez-vous posséder les deux ?
Si les deux sont libres, oui. Un domaine, c'est de petits frais annuels, et le deuxième coûte moins cher que la conversation que vous aurez plus tard avec la personne qui l'aura acheté.
La règle qui vient avec : un domaine est le site, l'autre le redirige. Chaque page du domaine secondaire envoie le visiteur, et Google, vers la même page du domaine principal. Ne bâtissez pas deux sites, et ne mettez pas l'anglais sur l'un et le français sur l'autre. Du contenu séparé, ce sont deux demi-sites qui se font concurrence, et la documentation multirégionale de Google, qui compare les façons de structurer un site en plusieurs langues, décrit les sous-répertoires, le format /fr/, comme l'option la moins lourde à entretenir. Pour une entreprise ontarienne, la réponse est un seul domaine avec des chemins /en/ et /fr/, et les raisons sont dans votre entreprise ontarienne a-t-elle besoin d'un site bilingue.
Oubliez les variantes bizarres. Vous n'avez pas besoin du .net, du .biz, du .co, ni du .ca avec un trait d'union. Le nom que les gens tapent, c'est celui que vous voulez, plus l'autre option évidente pour qu'on ne puisse pas la retourner contre vous.
Et si le .com est déjà pris ?
Prenez le .ca et passez à autre chose, sauf si vous vendez aux États-Unis.
Quelqu'un qui détient un .com identique à votre nom, c'est courant, et le lui racheter en vaut rarement la peine pour une entreprise locale. Vos clients vous trouvent par la recherche, les cartes, le bouche-à-oreille et une carte d'affaires, pas en devinant votre adresse. Ce qui compte, c'est que le domaine sur la carte, le domaine dans votre fiche Google Business Profile et le domaine d'où partent vos courriels soient le même.
Vérifiez quand même que le titulaire du .com n'est pas une entreprise de votre secteur, dans votre région, avec votre nom. C'est une question de marque de commerce et de confusion, pas une question de domaine, et ça mérite une conversation avec un avocat avant d'imprimer quoi que ce soit.
Qui devrait être le titulaire ?
Vous. Votre entreprise, à votre nom, avec votre courriel sur le compte.
C'est la partie qui tourne mal plus souvent que le choix entre .ca et .com, et elle tourne mal de la même façon chaque fois : le concepteur web, le neveu ou l'agence enregistre le domaine sous son propre compte « pour simplifier », et des années plus tard, l'entreprise ne peut ni le renouveler, ni le déplacer, ni prouver qu'il lui appartient. Sur un .ca, il y a une couche de plus, parce que le titulaire au registre doit satisfaire aux exigences de présence de l'ACEI, alors un sous-traitant à l'étranger dans ce champ est un problème en soi. Comment vérifier qui est au registre, et comment le récupérer, c'est dans à qui appartient votre site web.
Le domaine, c'est aussi là où vivent vos courriels. S'il expire parce que l'avis de renouvellement est parti dans la boîte de quelqu'un d'autre, le site s'éteint et toutes les adresses avec lui. La mécanique de tout ça est dans pourquoi les courriels du formulaire de contact n'arrivent pas.
Peut-on changer de domaine plus tard ?
Oui, et ça coûte plus cher que de bien choisir la première fois.
Un changement de domaine, pour la recherche, c'est un événement de la taille d'une refonte. Chaque ancienne adresse doit rediriger vers son équivalent exact, la fiche d'établissement doit être mise à jour, chaque inscription dans les annuaires doit être changée, et le classement prend du temps à se stabiliser. Ça se fait régulièrement et ce n'est pas une catastrophe, mais c'est un projet, et les étapes sont les mêmes que dans comment refaire un site sans perdre son classement.
Si vous êtes sur le point de bâtir ou de refaire un site, décidez du domaine avant le début du projet, pas une fois le site en ligne.
Combien ça coûte ?
Le domaine lui-même, ce sont de petits frais annuels chez n'importe quel registraire, et ils devraient être sur votre carte, pas sur la nôtre.
Mettre en place la redirection du deuxième domaine, pointer les courriels au bon endroit et s'assurer que le site dit où il se trouve sur chaque page fait partie de tout projet que nous livrons. Nos sites vitrines et pages d'atterrissage vont de 1 200 $ à 8 000 $, et les projets de boutique et de B2B commencent à 2 900 $. Les montants sont sur les tarifs, et notre façon de cadrer un site est sur conception web.
Si vous n'êtes pas certain que votre domaine actuel, ou le contenu qui s'y trouve, dit à Google et à vos clients que vous êtes en Ontario, envoyez-nous l'adresse pour une analyse gratuite. On vous dira ce que le site révèle sur votre emplacement, qui est au registre du domaine, et quoi corriger en premier, que vous travailliez avec nous ou non.
