Vayle
← Guides

Sites web bilingues en Ontario : ce que l'anglais et le français exigent vraiment

Traduire les textes marketing est la partie facile. Voici ce qu'un vrai site français et anglais demande, pourquoi les extensions de traduction nuisent à votre visibilité, et ce que ça coûte.

La plupart des sites « bilingues » sont un site anglais avec un bouton de traduction. On dirait que les deux langues sont couvertes. En pratique, une langue est un vrai site web et l'autre est un costume.

Si vous vendez à Ottawa, au gouvernement fédéral, ou à une clientèle des deux côtés de la rivière à Gatineau, la différence compte commercialement. Voici ce qu'un vrai bilinguisme implique.

Le problème des extensions

Le raccourci tentant est une extension ou un widget de traduction : un seul site, un sélecteur de langue, le texte remplacé à la volée.

Ce qui vous nuit n'est pas la qualité de la traduction. C'est que la version française n'a souvent pas d'adresse à elle. Si votresite.com/services n'affiche le français qu'après un clic, alors pour un moteur de recherche il n'existe qu'une page anglaise. Il n'y a rien qu'un francophone puisse trouver au départ.

Vous finissez invisible en français tout en croyant être couvert.

Ce qu'un vrai site bilingue possède

Des adresses distinctes par langue. /fr/services et /en/services, ou un sous-domaine français. Chaque version est une vraie page, indexable, partageable et vers laquelle on peut créer un lien.

Un balisage linguistique correct. Chaque page déclare sa langue, et déclare où se trouve son équivalent. C'est la relation hreflang, et c'est ce qui empêche les deux versions de se concurrencer dans les résultats. Quand elle manque ou n'est configurée qu'à moitié, les moteurs ignorent souvent tout le dispositif, ce qui est pire que de ne rien faire.

Une version canonique par langue. La page française se désigne elle-même comme la version française définitive, pas la page anglaise. Faire l'inverse indique discrètement à Google que la page française est un doublon.

Tout traduit, pas seulement les textes marketing. C'est là que la plupart des sites bilingues s'effondrent. Le titre est en français, puis la navigation, les libellés de formulaire, les messages d'erreur, la bannière de témoins, la confirmation et la page 404 sont en anglais. Un visiteur qui remplit un formulaire en français et reçoit une erreur en anglais s'entend dire poliment qu'il est une pensée après coup.

Des métadonnées dans les deux langues. Les titres et descriptions sont ce que les gens voient dans les résultats. Non traduits, ils perdent le clic avant même le chargement de la page.

La qualité de traduction, honnêtement

La traduction automatique est devenue assez bonne pour une première version et reste insuffisante pour publier sans révision quand une entreprise veut être prise au sérieux au Québec ou en Ontario francophone.

Le risque précis n'est pas le charabia, c'est l'inexactitude subtile : du vocabulaire de France là où l'on attend du français canadien, un registre soutenu là où le marché est familier, et une terminologie qui n'est simplement pas celle du secteur ici. Cela sonne étranger d'une façon difficile à pointer et facile à ressentir.

Le compromis pratique que retiennent la plupart des entreprises : brouillon automatique, révision humaine par quelqu'un qui travaille dans le marché visé, et rédaction directe des pages critiques pour la vente plutôt que traduction.

Ce que ça coûte

Prévoyez qu'un développement bilingue ajoute un montant réel au projet, mais moins que le double. La structure est construite une fois et sert les deux langues. Vous payez la traduction, la révision, le travail de design supplémentaire là où le texte français est plus long que l'anglais (il l'est généralement, et cela casse les boutons), et les tests additionnels.

Là où le coût grimpe, c'est le rattrapage. Ajouter une deuxième langue à un site qui n'a jamais été structuré pour elle revient souvent à le reconstruire. S'il y a la moindre chance que vous ayez besoin du français plus tard, dites-le dès le départ, même si vous ne traduisez rien tout de suite. Construire la structure maintenant et la remplir ensuite coûte nettement moins cher que l'inverse.

En avez-vous réellement besoin?

Pas tout le monde, et il vaut mieux être honnête que vendeur.

Cas fort : vous vendez à des ministères ou organismes fédéraux, vous desservez Ottawa-Gatineau, vous vendez au Québec, ou votre clientèle est significativement francophone. À considérer aussi si vos concurrents sont uniquement anglophones et que vous visez un marché qu'ils ignorent.

Cas plus faible : vous êtes une entreprise de services locale dans une région majoritairement anglophone de l'Ontario et vos clients n'ont jamais demandé. Une section française à moitié entretenue est pire que rien, parce qu'elle vieillit et signale la négligence.

Une précision : cet article porte sur la construction et le référencement d'un site, pas sur les obligations légales. Des exigences linguistiques peuvent s'appliquer à certaines organisations et certains secteurs, et le Québec a son propre régime. Si vous pensez qu'une règle vous vise, consultez un avocat plutôt qu'un studio web.

Le test

Ouvrez votre propre site, passez-le en français, et essayez de faire ce qu'un client ferait. Remplissez le formulaire de contact. Provoquez une erreur en laissant un champ vide. Rendez-vous à la page de confirmation.

Si une partie de ce parcours retombe en anglais, vous avez un site anglais avec une couche de peinture française, et vos clients francophones l'ont remarqué avant vous.

Nous construisons le bilinguisme dès la structure, et nous examinons volontiers ce que vous avez actuellement pour vous dire lesquelles des pièces ci-dessus manquent.

Voyez ce qui freine discrètement vos ventes

Envoyez-nous votre site et nous vous renverrons 3 à 5 correctifs priorisés en design, vitesse, conversion et accessibilité. Gratuit, sous 2 jours ouvrables.