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Combien coûte un site web par année ?

La création est le montant ponctuel. Voici ce qu'un site de PME coûte réellement chaque année au Canada, ligne par ligne, et où l'argent se perd.

Editorial hero: how much does a website cost per year, with the figure ten to twenty-five percent.

Presque tous les devis qu'on vous présentera portent sur la création. C'est le montant qu'on compare, qu'on négocie et qu'on budgète. Puis le site est lancé, et un deuxième montant se met à courir en arrière-plan, aussi longtemps que le site existe.

Personne ne vous envoie ce montant à l'avance. Le voici, ligne par ligne, en dollars canadiens, pour un site de PME.

Le plancher : ce que tout site paie

Nom de domaine : 15 $ à 30 $ par année. Un renouvellement .ca ou .com. Surveillez le prix de la deuxième année chez les registraires qui escomptent la première, et activez le renouvellement automatique. Un domaine expiré est la façon la moins chère de disparaître d'internet.

Hébergement : 0 $ à 600 $ par année. La fourchette n'est pas une erreur. Un site vitrine statique sur une plateforme moderne peut réellement coûter zéro. Un site WordPress a besoin d'un vrai hébergement géré, et la fourchette honnête est de 200 $ à 600 $ par année. Tout ce qui est annoncé à 3 $ par mois est de l'hébergement mutualisé survendu, et vous le retrouverez sous forme de site lent.

Certificat SSL : 0 $. Il devrait être inclus. Si quelqu'un vous facture séparément un certificat de base, c'est une ligne à questionner.

Courriel : 0 $ à 150 $ par année par boîte. La redirection est gratuite. Une vraie boîte sur Google Workspace ou Microsoft 365 tourne autour de 8 $ à 12 $ par mois.

Pour un site simple et bien construit, c'est toute la liste : disons 50 $ à 800 $ par année, selon la plateforme.

Là où la plateforme décide de la facture

Shopify est le cas le plus clair, parce que le tarif est public : le forfait d'entrée est d'environ 50 $ CA par mois, soit près de 600 $ par année avant les applications. Les applications, justement, sont là où les marchands se font surprendre. Trois ou quatre à 20 $ ou 50 $ par mois, et vous avez ajouté 1 000 $ à 2 000 $ par année sans y penser. Faites le ménage une fois par trimestre et supprimez ce que personne n'utilise.

WordPress a l'air gratuit et ne l'est pas. Hébergement géré, licence de thème, extension de formulaires, de sauvegarde, de sécurité, peut-être un constructeur de pages. Petites individuellement, ensemble 300 $ à 1 500 $ par année de licences, en plus de l'hébergement. Et chacune doit rester renouvelée, sinon l'extension cesse de recevoir les correctifs de sécurité tout en continuant de tourner.

Un site sur mesure a le plancher récurrent le plus bas : pas de pile d'extensions à licencier, souvent pas de facture d'hébergement digne de mention. Le compromis est dans la création, pas dans l'année.

La ligne qu'on saute : quelqu'un qui l'entretient

C'est la vraie réponse à la question, et celle qui est inconfortable à chiffrer.

Un site web n'est pas un meuble. Les plateformes publient des mises à jour, les extensions se cassent entre elles, les navigateurs changent, les formulaires cessent silencieusement de livrer, les configurations SSL dérivent, et Google change ce qu'il récompense. Un site que personne ne regarde ne reste pas stable. Il se dégrade, discrètement, et le premier symptôme visible est souvent un formulaire qui avale les demandes depuis deux mois.

Vous avez trois options, et les trois coûtent quelque chose :

  • Le faire vous-même. Gratuit en dollars. Environ une heure par mois si rien ne casse, et un mauvais après-midi quand quelque chose casse.
  • Appeler quelqu'un quand ça brise. De 100 $ à 180 $ l'heure en Ontario, payés au pire moment, quand le site est déjà en panne.
  • Un forfait d'entretien. Le nôtre démarre à 129 $ par mois : surveillance, mises à jour de plateforme et de sécurité, sauvegardes, heures de développement pour les correctifs et les petites améliorations, entretien continu de la vitesse et du référencement. Au mois.

La lecture honnête de ces options : un forfait n'est pas une assurance contre la catastrophe, c'est la différence entre un site qui s'améliore et un site qui se dégrade. L'essentiel de la valeur tient aux petits changements mensuels pour lesquels personne n'ouvrirait jamais un billet de support.

À quoi ressemble une année réaliste

Trois sites, trois formes réelles plutôt que des exemples décoratifs :

Un site de cinq pages pour une entreprise de métiers. Domaine 20 $, hébergement inclus dans la plateforme, aucune pile d'extensions, le propriétaire modifie le texte à l'occasion. Environ 20 $ à 150 $ par année, plus le coût d'un correctif dans les rares cas où il en faut un.

Un site WordPress avec blogue et formulaires. Domaine 20 $, hébergement géré 400 $, licences 500 $, et soit vos heures, soit un forfait d'entretien. 900 $ à 2 500 $ par année avec forfait, environ 920 $ sans, et plus de risque.

Une boutique Shopify avec du vrai volume. Plateforme 600 $, applications 1 200 $, domaine 20 $, plus les frais de transaction qui suivent les ventes, plus quelqu'un qui tient le thème et le catalogue en ordre. 1 800 $ à 4 000 $ par année avant même de toucher au design.

Rapporté au montant ponctuel de la création, le coût annuel représente généralement 10 à 25 pour cent. C'est le ratio à budgéter.

Où l'argent se perd vraiment

Les applications et extensions que personne n'utilise. Le constat le plus fréquent de tout audit de boutique. Six mois après le lancement, la moitié de la pile est un poids mort qui facture chaque mois et ralentit le site.

Un hébergement surdimensionné. Un site vitrine sur un forfait à 50 $ par mois prévu pour une application.

Payer deux fois la même chose. Une licence d'extension SEO et un mandat SEO. Une extension de sauvegarde et un hébergeur qui sauvegarde déjà.

Du « support illimité » jamais utilisé. Si le forfait n'a aucun livrable mensuel, vous payez le droit de téléphoner à quelqu'un.

À l'inverse, la ligne la plus souvent coupée et la plus souvent regrettée : la vitesse et l'entretien. Invisible jusqu'à ce que le trafic arrive et ne convertisse pas.

La question à poser à votre fournisseur actuel

Demandez la liste écrite de tous les frais récurrents rattachés à votre site, qui détient chaque compte, et la date de renouvellement de chacun. Si produire cette liste prend plus d'une journée, c'est déjà le constat, et cela veut souvent dire que les comptes ne sont pas à votre nom.

Si vous préférez que quelqu'un d'autre la lise, envoyez-nous le site. L'analyse est gratuite, elle revient en deux jours ouvrables, et elle vous dira ce que vous payez sans en avoir besoin.

Voyez ce qui freine discrètement vos ventes

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